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Wings of Liberty

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Parlons des choses qui fâchent.Angel Xp, analyste quantitatif & trader


Moi entrepreneur, pourquoi je ne vous embaucherai pas et quitterai la France.

Publié par Angel Xp sur 8 Mars 2016, 19:01pm

Catégories : #Articles incontournables, #Politique, #Economie

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Moi entrepreneur, pourquoi je ne vous embaucherai pas et quitterai la France.

- cet article date du 21/08/2013 . Voici une petite MAJ pour le remonter dans la timeline  -

 

Tout le monde s' accorde sur le fait que seul un grand névrosé travaille à perte pour le plaisir. De ce fait, en tant que patron et actionnaire exclusif, l' embauche d' un salarié s' effectuera uniquement si j’ estime que sa contribution aux résultats de ma petite entreprise sera supérieure ou égale à son salaire. Simple règle de comptabilité.

Généralement, c' est suite à ce genre d' affirmation qu' une troupe de branquignoles marxistes débarque et hurle à l' exploitation  Mais je me permets de leur rappeler, que dans cette opération, JE prends tous les risques.

C’est le principe du capitalisme : j' investis mes économies, je m’endette, et parfois même lourdement, pour créer mon entreprise. 

Lorsqu' un salarié s' absente pour cause de maladie, parce qu' il part en vancances ou en congé-maternité, le patron effectue la variable d’ajustement. Celui qui devra réduire ses émoluments, ne rien gagner du tout ou même perdre de l’argent si ses affaires périclitent, c’est encore le patron. Celui qui se lèvera 6j / 7 à 6 h du matin et travaillera 70 h par semaine c' est toujours moi, le patron.

Suite à ces états de fait, vous conviendrez que le patron vit dans un état de stress permanent. C' est pourquoi, je n ' embaucherai que si je peux tirer profit de notre association.

Si les sous fifres intellectuels du bolchevisme ne souhaitent pas être exploités, je les invite vivement à créer leurs propres boîtes. Alors, peut-être que je prêterai une oreille attentive à leurs élucubrations.

Contrairement aux apparences, je m' efforce de rester optimiste. A vrai dire, le simple fait de partager une conversation durant mes journées de travail me paraît une perspective agréable. Aussi, suis-je prêt à embaucher un salarié au sens marxisme du terme ; sa contribution au résultat de mon entreprise compense son salaire, je ne dégage donc aucun profit de sa personne, donc pas d' "exploitation à outrance".

Par exemple, si je rencontre un candidat pouvant générer, selon mon estimation,  4 215 € de bénéfice pour mon entreprise, je m' engage à le rémunérer 4 215 €.

Une rémunération de 4 215 € peut vous sembler beaucoup mais sachez que sur cette somme, je devrai m' acquitter de 689 € de charges salariales et 1 400 € de charges patronales. Après ces prélèvements obligatoires, la somme versée sur le compte de mon employé – son salaire net – ne sera plus que de 2 126 €.

Mais le racket fiscal ne s' arrête pas là. En effet sur son salaire net, il devra encore s’acquitter de 168 € d’impôt sur le revenu et d’au moins 125 euros de TVA. Au final, il ne lui restera que 1833 €.  Autrement dit, l' Etat lui a ponctionné       2 382 €; soit 56,5% de son salaire réel.

Avec les 1 833 € restant, 33 % partirons dans le logement, puis il devra s’habiller, se nourrir, payer ses factures voir quelques loisirs. 

En outre, à 2 126 € nets mensuel, même pas deux fois le Smic, c' est trop juste pour motiver une personne du calibre dont j’ai besoin. D’autant plus que si l’un de mes concurrents anglais developpe une idée d' entreprise similiaire à la mienne, le salaire disponible après impôts de mon employé serait 47% plus élevé outre-manche qu’au bord de la Méditerranée. Tout ceci se déroule dans l'hypothèse d' un employé compétent et sur lequel je dégage aucune marge de son travail, puisque sa productivité rembourse son salaire. Vous conviendrez donc que je préfère m' abstenir d' un incompétent notoire ou d' un flâneur au risque de couler ma boîte.

 

auto-entrepreneur

Restons optimiste et admettons que je décide, finalement, d’embaucher. D' autres problèmes émergent, celui de la rentabilité ou de la solvabilité. Assurément, ma capacité à rémunérer 4 215 € mensuel est intimement liée au chiffre d’affaires que réalise ma société. A ce stade, je vous précise, que l’activité de ma petite boîte, consiste à gérer un portefeuille d’actions.Mon aptitude à gérer le risque conditionne le succès de l' entreprise, ce qui signifie la non garantie des revenus. Les gains fluctuent en fonction de la marche des affaires et peuvent même, en période de vaches maigres, se transformer en pertes. De toute évidence, lorsque vous êtes de surcroît un employeur, c'est-à-dire que vous devez dans mon exemple payer vos 4 215 euros chaque mois, le risque n’en est que plus grand.

Comme je gére l’argent des autres, la bonne marche de mes affaires demeure dans l’existence de clients potentiels ; c'est-à-dire de gens qui disposent d’un patrimoine financier, fallacieusement appelés riches, pour reprendre la terminologie officielle. Par conséquent: sans "riches", mon entreprise cesse son activité donc plus d’embauche.

Endossez mon rôle de patron et faites appel à votre bon sens. Lorsque le président de votre pays décrète, qu' un tsunami fiscal va s' abattre sur les "riches", les PMI / PME / TPE, les marchés financiers, les entreprises distribuant  des dividendes, que l' actuel locataire de l' Elysée s' avise de donner des leçons de stratégie industrielle alors que lui-même n’a jamais occupé un poste de responsabilité. Embaucheriez vous ? Sauf si vous êtes un des très riches amis du dit président ou mentalement déficient : il n’y a pas la moindre chance. Voilà pourquoi je n’embaucherai pas.

Pour être parfaitement honnête, je dois vous faire un aveu : ma petite entreprise n’existe pas. Non pas par absence d'envie ou manque d' ambition, ni le doute sur mes capacités, mais le milieu me considère encore comme trop jeune en dépit de mes excellentes performances. De plus, les coûts réglementaires pesant sur la création d’une entreprise dans mon secteur me dissuadent. Je n' évoque même pas la complexité et le mille feuille administratif qui encadre la création d' une entreprise.

Cependant l' envie de vous en donner un tout petit aperçu me titille. Figurez-vous que, pour exercer le métier de gérant de portefeuille en France, je dois au préalable obtenir une autorisation administrative ( et un agrément ). Comme toute autorisation administrative, son obtention nécessite de longues et laborieuses négociations avec l’autorité de tutelle présumée compétente, mais surtout, avant même d’entamer ce long chemin de croix, la réglementation m’impose d’avoir embauché non pas un, mais deux salariés. C'est-à-dire que pendant environ six mois, sans même savoir si j’obtiendrai le droit de travailler, je dois être en mesure de financer deux emplois au tarif évoqué plus haut.

Là réside le véritable problème de la France. En plus de devoir gérer proprement le risque de mon activité entrepreneuriale, je dois gérer l' amateurisme et les pitreries étatiques.

 

eee

Heureusement, il existe encore des pays qui considèrent les entrepreneurs comme des leviers de croissance et non comme des vaches à lait. ( Suisse, Canada, Australie, Monaco, Singapour etc...). C' est pourquoi, lorsque je déciderai de créer ma boite ou une startup avec des amis, nous déposerons nos valises, notre capital et nos compètences bien loin des frontières francaises. Ainsi notre terre d' acceuil bénéficiera de notre expertise et de notre création de valeur au détriment de la France.

Voilà où nous en sommes les amis. Si vous ne réalisez pas qu' un Etat outrepassant ses fonctions régaliennes est nuisible, que le salut de la France passe par plus de dépenses publiques, plus d’impôts et plus de réglementations ridicules, alors veuillez au moins prendre en considération le cortège de misère qui suit systématiquement, après le passage du socialisme. Ce qui nous renvoit aux chapitres les plus sombres de l' Histoire européenne.

 

Angel Xp


Compléments :   Le New York Times conseille aux jeunes de quitter la France

( Les français se barrent au Canada )

 ( Les français se barrent en Australie )

 

Commenter cet article

Elo 20/06/2014 19:08

Merci à Overblog d'avoir hissé à sa Une ce billet qui me permet de me sentir moins "marginale" puisque je suis tristement une grande névrosée... en tant qu'entrepreneur du BTP, activité locale qui me contraint à faire du sur place et à régler rubis sur l'ongle ce que je dois à l'Etat pour ne pas être poursuivie.
On dit qu'il y a du chômage en France mais moi-même, je fais l'économie au prix de 70 heures de travail par semaine d'une secrétaire, d'une comptable et je revois à la baisse mes idéaux d'embauche et de formation. Un salarié souvent, trop souvent, non pas incompétent mais simplement flâneur peut mettre une entreprise sur la paille !
Je partage votre billet sur les réseaux sociaux !

Mélanie 20/06/2014 19:05

Quel magnifique billet! Quelle triste vérité aussi... Que dire d'autre à part AMEN! J'ai créé mon entreprise il y a 8 ans, j'ai trimé comme une dingue et finalement... j'ai arrêté, dégoûtée de payer plus que ce que j'avais en "salaire", au final je travaillais pour rien.

Merci encore pour cet article.

Matt 20/06/2014 19:05

J' apporte également ma petite expérience qui illustre bien le problème.

Je vis aux USA depuis 24 ans après avoir travaillé 11 ans en France.

La création de mon entreprise à Houston, ( démarches administratives incluses ) m'ont pris, montre en main, une vingtaine de minutes et coûté $17.

La fonctionnaire m'a demandé le nom pour mon entreprise, puis a imprimé mon certificat au registre du comté.

Lorsque je lui demandais quels autres formulaires je devais remplir ( style Sécu, TVA...) elle a souri et m'a dit: "maintenant, allez travailler et si vous réussissez, ne vous inquiétez pas, ils vous contacteront pour les impôts...".

La même année, un de mes amis en France a voulu enseigner la peinture et la sculpture, en profession libérale. Il lui a fallu des mois pour tout mettre en place et les forfaits qu'il a eu à payer les premières années pour les CSG, Sécu, impôts, taxes sur ceci et taxes sur cela... excédaient le montant de son chiffre d'affaire. Moralité, il a fermé après 3 ans et maintenant fonctionne en association.

Résultat des courses:

- USA: 20 minutes $17 et j'ai crée 10 emplois et l'état américain a perçu des impôts sur mon entreprise et sur les 10 personnes employées...

- France: des mois de papasserie, création d'emploi nulle et finalement l'état ne touche aucun revenu.

Soso 20/06/2014 19:04

Bonjour,

Bon article mais vous oubliez un autre point tout aussi important montrant: l'inaptitude et l'incapacité de ce gouvernement de me.de! Je me suis lancée dans la création d'entreprise et suis bloquée par cette législation qui, non seulement est aussi idiote que le gouvernement mais qui, en plus, change "tous les jours"... résultats les conseilleurs vers lesquels nous sommes obligés de nous tourner ne savent plus quoi conseiller... Alors à quoi servent-ils et pourquoi nous obliger à passer par eux???
De plus ces radicaux de gauche qui "ont pris la mairie" grâce à notre maire qui a changé de parti politique après son élection m'empêche, par leur non réponse à mes demande d'interroger les citoyens dans la rue, de poursuivre mon étude de marché afin que je sache si mon idée est rentable localement...

Je veux créer une entreprise mais j'attendrai 2017 que les imbéciles qui nous gouvernent dégagent!

Bisous,
@+

Tatooine 20/06/2014 19:03

moi aussi je suis un modeste chef dentreprise depuis 29 ans avec à certaines périodes 12 salariés tout de même et j'abonde totalement dans votre sens... il est déplorable de voir qu'actuellement au lieu d'être fière d'acquérir des biens et qu'un maximum de gens aient aussi envie d'aller de l'avant.. on cultive le misérabilisme.. chacun se targue de dire qu'il a peu ou moins que son voisin...même nos dirigeants,
pauve mentalité ... c'est vrai que mes 35 heures je les fais 2x par semaine voir plus, c'est vrai que la nuit je fais les comptes dans ma tete pour être sur d'arriver à joindre les bouts du plus en plus raides... je vois tous les jours la mentalité des gens, des clients...se dégrader au profit de l'assistanat..
assistanat financier .. toutes les aides, l'argent donné sans compensation travail .. notion du mérite EX.. j'ai reçu 15 lettres CV transmises par l'anpe... après avoir téléphoné à ces gens .. personne n'était interressé.. ils ont postulé parce qu'll le fallait .. et l'anpe m'a répondu on est pas des gendarmes..
assistanat de la pensée... assistanat dans les actes les plus simples EX.. il est plus facile d'envoyer des sms ou des mails le soir, la nuit et week end... pour poser des questions basiques et relancer ... plutot que d'uliser son cerveau pour une reflexion de base... mais pas question ensuite de payer la réparation ou dépnnage.. il devient un dû..
pour finir une petite anecdote aux facteurs.. j'envoie un mailing de 1000 envois... je dois me battre pour COMMANDER les TIMBRES 10 jours à l'avance... on me dit... vous savez qu'il faudra les payer ? comme ci en tant qu'entreprise on allait les voler...
et on m'a même au guichet dit qu'il serait plus simple et moins honéreux de les envoyer par l'allemagne voisine... et pour finir mon envoi se faisant mi mars... j'ai chaque année une 100 d'enveloppes qui reviennent jusqu'en SEMPTEMBRE avec .. numéro inconnu, adresse erronné .. et autres et lorsque systématiquement je téléphone a ces retours connu dans mon fichier ... la plupart sont toujours domiciliés et tout est bien renseigné... la crème je l'ai eu lorsque 15 enveloppes du même village sont revenues.. la rue avait été dénuméroté en intercalant 3 nouvelles maisons.. et le facteur n'a pas "PU" ou "voulu" remettre le courrier...
Pourquoi dans les sondages on interroge jamais des gens comme nous tous qui subissons baillonnés... france réveille toi i

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